jeudi 7 décembre 2017

Le Fétia No Té Moana est bien arrivé à La graciosa  
La descente depuis Culatra au Portugal s'est effectuée dans un vent de nord soutenu ayant permis des pointes à 20 nœuds. 539 miles parcourus, le tout en moins de 5 jours. Pas mal de cargos rencontrés, le Merveille (détecteur de radars) a été bien utile.
A Culatra Régis et Edgar ont distribué leurs dernières médailles de ND de Rocamadour et fait aussi de belles rencontres, très intenses autour de l'Immaculée sur les bateaux voisins qui légitimeraient à elles seules ce voyage.
Régis n'ayant pas de réseau wifi, il ne pourra nous faire un compte rendu plus étendu que d'ici une quinzaine de jours.
Jean Noël

samedi 25 novembre 2017

Culatra Faro

Nous sommes toujours à Culatra, en Algarve. La nénette a repris l'avion hier matin après un séjour trop court avec nous. Nous sommes de nouveau seuls, Edgar et moi. Le bateau a été débarrassé de ses salissures, caréné et liston reverni. L'antenne VHF qui pendouillait en tête de mât depuis le golfe de Gascogne est remise en place. Nous guettons une fenêtre météo pour les Canaries. Mais ce ne sera pas avant la semaine prochaine. Pour le moment, une petite dépression nous amène un vent de sud peu propice au départ.
Nous continuons à distribuer des médailles et image de ND de Rocamadour. Les femmes du village viennent au pied du bateau à marée basse nous réclamer une nouvelle médaille pour le bateau de leur mari, celui de leur frère, la maison de leur cousine. Le stock diminue! Marie se répand

vendredi 17 novembre 2017

Le 17 novembre 2017

Le Fetia no te Moana est ancré dans 1 mètre d'eau sous le vent de l'île de Culatra, au sud du Portugal, une sorte de cote d'azur locale.


C'est un endroit magnifique, à l'eau claire et (presque) chaude pour la saison. Même le capitaine s'y baigne! C'est aussi un lieu privilégié et traditionnel pour les Wharram, famille à laquelle appartient notre navire. Il y en a sept ou huit autour de nous, plus ou moins en bon état, plus ou moins en partance, plutôt moins que plus d'ailleurs. Notre Wharram attire les regards, il est particulièrement beau et mieux conçu que les autres. Mais ce séjour idyllique n'est pas de tout repos, puisque l'équipage profite des dernières marées pour caréner. Pour les non-spécialistes, une explication s'impose. La peinture sous-marine date de l'Angleterre et était de qualité normes européennes, c'est à dire, nulle. Une coque de navire se couvre d'algues et de coquillages, et il convient de la nettoyer régulièrement, et surtout, de la repeindre. Pour nous, il était plus que temps, d'autant qu'en quittant le continent après cette longue virée portugaise, et en nous dirigeant enfin vers les Canaries, les marées et les plage à échouage seront de l'histoire ancienne. Dans l'Atlantique, jusqu'au bassin antillais, plus de grandes marées. La seule solution pour caréner sera alors de payer un grutage, et de louer un bout de terre-plein dans une marina. C'est donc notre dernier carénage "libre" avant longtemps.
Nous profitons de l'escale pour évangéliser en douceur, par la distribution d'images et de médailles de ND de Rocamadour. Dimanche, à 15h30, il y aura la messe dans la chapelle du petit village de pêcheurs, nous espérons sortir Marie à cette occasion et sommes certains qu'on lui fera bon accueil. La communication n'est pas évidente car il nous faut courir pour avoir un peu d'internet, mais nous essaierons de rendre compte de l'évènement en photo.

mardi 7 novembre 2017

Le mot du capitaine, 7 novembre 2017

Alors qu'il commence à neiger en Auvergne (chez nous), nous poursuivons notre descente lente et ensoleillée le long des côtes portugaises. Ici, la descente du Tage et la partie moderne de Lisbonne.

Depuis hier, nous sommes ancrés dans le port de Sines. L'eau est un peu froide pour moi, d'autant que j'ai passé la matinée à nettoyer la coque, couverte de longues algues attrapées sur le Tage. Mais la Nénette et Edgar en profitent avant la messe de 17 h.

Nous projetons de descendre jusqu'à Faro.

vendredi 3 novembre 2017


La vidéo des étapes de Compostelle, et de Fatima. 
Le navire est au mouillage dans les environs de Lisbonne, l'équipage étant réuni au complet pour quelques jours de retrouvailles...
Vous l'avez constaté, il ne s'agit pas d'une croisière de luxe mais bien d'un pèlerinage dans la simplicité au service de Marie.
Cela étant dit le navire a des frais d'entretien réguliers et le Bon Dieu n'a pas encore fait pousser la manne pour nourrir l'équipage. Il compte sur vous (et nous aussi !)
Merci à tous les soutiens qui permettent déjà à Marie de faire son pèlerinage mondial par la mer. Sachez que nous sommes toujours à la recherche d'une trentaine de personnes qui participeraient à hauteur de 10 € (ou plus) par mois pendant les trois ans et qui permettraient une petite sérénité financière, des matériels indispensables étant encore à acheter avant la transat (GPS, Pilote automatique ?). Peut-être connaissez-vous de telles personnes autour de vous ?
Merci aussi aux amis qui se sont engagés pour soutenir l'équipage par une prière régulière. D'autres personnes peuvent se rajouter si elles le désirent, il suffit d'entrer en contact par mail avec moi.
A bientôt,
Jean Noël

vendredi 27 octobre 2017

Le mot du capitaine, 27 octobre 2017

Il y a deux semaines, disparaissait le skipper de la Belle Angèle. Une des raisons de ce drame, la houle forte issue de la dépression Irlandaise. Paix à son âme. La houle n'épargne pas non plus les côtes portugaises. Nous quittons Peniche vers Lisbonne dans une mer houleuse et un petit vent de nord qui s'affirme à l'arrivée sur Cascais à la tombée du jour. Cette baie est barrée par des vagues qui effraieraient le plus téméraire des surfeurs, énormes et infranchissables. Nous décidons donc de poursuivre dans la nuit vers l'entrée du Tage. Heureusement que je connais un peu ces parages, car une autre barre de vagues attend les navires imprudents sur la gauche du chenal, invisible dans le noir, masquée par les lumières de la côte. Par temps de houle, pour entrer sur Lisbonne en sécurité, il faut impérativement arriver à la première bouée rouge et respecter l'alignement. Nous entrons donc dans le chenal avec une vague géante sur notre gauche. Pas le droit à l'erreur avec notre petit bateau! Mais après, nous connaissons la magie d'une remontée du Tage nocturne, sous voiles. Nous rangeons Lisbonne et ses lumières à 8 nœuds (multiplier par 1,8). Puis nous remontons le fleuve vers les petits bras plus paisibles. Enfin, vers deux heures, nous mouillons en eau calme et très peu profonde devant Povoa de santa Iria, une ville de banlieue aux immeubles dortoirs peu engageants. Nous aurons pour débarquer un appontement de pêcheurs où nous distribuons des images de ND de Rocamadour. Non loin, nous sautons dans un train de banlieue et partons visiter la grande ville blanche aux sept collines. Edgar s'y use les pieds de rues en ruelles et admire chaque bâtiment, du gisant de Vasco de Gama à la cathédrale. Lisbonne est avec Rome, une de mes villes préférées, chaleureuse, vivante, lumineuse. Il fait bon y musarder, s'y attarder, s'y dépayser.
Grande nouvelle, Bernadette nous rejoint pour 15 jours à partir du 2 novembre. Nous l'attendons dans ce mouillage paisible.
Par deux fois nous avons tenté d'assister à la messe de 19h, par deux fois nous nous sommes cassés les dents sur une église de Povoa fermée. Espérons que ce soir nous aurons plus de chance!

mercredi 18 octobre 2017

Peniche

Nous attendons à Peniche une météo favorable, soit pour juste descendre au sud du Portugal, soit pour filer vers les Canaries. En attendant, Marie débarque à Peniche. Elle est actuellement sur un piedestal dans l'église de cette petite ville et sera à l'honneur jusqu'à ce soir, lors de la messe. La caméra sera présente pour rendre compte de ce moment.

Quelques petits événement émaillent nos journées, tous à mettre sur le compte de ND. Par exemple, hier, comme il faisait soleil et que nous avions déjà débarqué dans la matinée avec le panier à provision, nous décidons de débarquer notre passagère vers 14h30. A ce moment, l'horizon se barre de gros nuages noirs, le vent se lève, la pluie s'abat et tout débarquement dans notre petite annexe devient périlleux. Marie n'avait manifestement aucune intention de visiter Peniche à l'heure que nous avions décidé pour Elle! Aujourd'hui, elle est au centre d'une de ces belles églises portugaises, entourée de saintes femmes que nous n'aurions sans doute pas rencontrées la veille.
Laissons nous guider par Elle.