mercredi 18 octobre 2017

Peniche

Nous attendons à Peniche une météo favorable, soit pour juste descendre au sud du Portugal, soit pour filer vers les Canaries. En attendant, Marie débarque à Peniche. Elle est actuellement sur un piedestal dans l'église de cette petite ville et sera à l'honneur jusqu'à ce soir, lors de la messe. La caméra sera présente pour rendre compte de ce moment.

Quelques petits événement émaillent nos journées, tous à mettre sur le compte de ND. Par exemple, hier, comme il faisait soleil et que nous avions déjà débarqué dans la matinée avec le panier à provision, nous décidons de débarquer notre passagère vers 14h30. A ce moment, l'horizon se barre de gros nuages noirs, le vent se lève, la pluie s'abat et tout débarquement dans notre petite annexe devient périlleux. Marie n'avait manifestement aucune intention de visiter Peniche à l'heure que nous avions décidé pour Elle! Aujourd'hui, elle est au centre d'une de ces belles églises portugaises, entourée de saintes femmes que nous n'aurions sans doute pas rencontrées la veille.
Laissons nous guider par Elle.

dimanche 15 octobre 2017

Il nous fallait nous abriter de la queue de l'ouragan Ophelia qui nous atteindra ce soir. Nous avons ancré le Fetia no te Moana dans la baie de Saint Martinho do Porto. Toute une aventure, puisque l'entrée dans cette baie fermée se fait au surf entre les rouleaux.
Une vue de la baie par temps calme et non houleux, ce qui n'était pas le cas hier.
Messe dominicale à la paroisse saint Martinho, décorée comme il se doit d'une fresque montrant saint Martin coupant son manteau.
Demain, retour du grand calme qui est notre lot quotidien depuis Muxia. J'espère que la sortie de la baie sera moins mouvementée que l'entrée!

vendredi 13 octobre 2017

Merveilleux Portugal



Le vent faible nous offre de prendre notre temps au Portugal. Nous allons de rivières en rivières, de ports en ports, de villes en villes.

Le p Vincent Lautram

L'équipage du Fetia no te Moana apprend avec consternation l'éviction du père Vincent Lautram de ses fonctions de curé des Sables d'Olonne. Pour rappel, le père Lautram nous a remis la Vierge de Rocamadour et envoyés en mission pour un pèlerinage de 3 ans autour du monde. Il ne fait aucun doute que le motif de mauvaise gestion, invoqué par l'évêché, justifie cette incroyable décision. Il ne serait pas venu à l'esprit de l'évêque et de ses conseillers de virer cet excellent prêtre pour le motif qu'il est vraiment catholique, qu'il aime Marie, qu'il soulève des montagnes par sa foi et son dynamisme; n'est-ce pas? Cela serait trop indigne et relèverait d'une mesquinerie incompatible avec l'état d'évêque.
Qu'en est-il alors de notre mission? Les nouveaux responsables de la paroisse des Sables souhaitent-il le retour de Marie? Il faudra une réponse claire à cette troublante question.
On peut tout de même constater, et regretter, que le critère qualifiant d'un curé de paroisse aujourd'hui soit un diplôme de gestion. Le curé d'Ars pleure!

mercredi 11 octobre 2017

le mot du capitaine, mercredi 11 octobre

Le Fetia no te Moana et son équipage descendent doucement les côtes portugaises. Au menu, les nombreuses et très belles rias, de Vila do Conde à Lisbon. Avant hier nous marchions dans les rues de Porto. Aujourd'hui, jour de relâche a S Jacinto, car la brume vient juste de se lever. Tel est notre menu quotidien: brume (hier en arrivant près de l'entrée de la ria do Aveiro, c'était dense, on y voyait rien du tout) et (très) peu de vent. Or notre voilier n'aime pas du tout avancer au moteur. Donc patience... A bord, école le matin pour le mousse, repas, entretien, navigation, chapelet.
Le soir, Edgar et moi entendons des pas sur le pont. Lorsque nous sommes couchés, nul doute que saint Joseph inspecte le voilier et s'assure que Marie navigue en sécurité.
Amitié à tous.
régis


 Le Fétia No Te Moana dans le brouillard

lundi 2 octobre 2017

Le mot du capitaine, lundi 2 octobre

Le Fetia no te Moana est mouillé en rade de Vigo, plus précisément en baie de Moana. Cela ne s'invente pas! Nous avons passé ces derniers jours à tenter de réparer le pilote. Le spécialiste nous annonçait une facture de 2000€. "Il est foutu sauf le vérin..." Merci au revoir. Un autre spécialiste Raymarine, la marque de l'engin, contacté par ma tendre épouse de France, avait soutenu mordicus qu'il était impossible de mixer les pièces de différents pilotes. Le pilote en panne est un A6000, un engin puissant qui aurait dû tenir 3 ans. A bord il y avait un stock de pièce de A2000, de A3000 et autres. A première vue, c'est sûr que la connectique de ces différents engins de la même marque paraissait incompatible. Mais c'était mal connaître l’opiniâtreté de votre serviteur et de Jean Noël. Après avoir dépouillé le cul électronique du A2000, nous l'avons branché au vérin du A6000. Il restait un fil, une excitation sous résistance, finalement branchée en direct; et ça marche! Bon d'accord, l'électronique du 2000 est sous dimensionnée pour la puissance du vérin du 6000. Ça tiendra ce que ça tiendra. Nous ne pouvons continuer en hauturier sans un pilote fiable. Nous partons demain pour le sud, sous la protection de Marie. Tant que nous descendons la côte, pas de problème, le capitaine peut barrer en cas de nouvelle avarie du pilote meshomisé. Si vous connaissez quelqu'un qui a un pilote en trop ou quelques actions à vendre...
Marie a débarqué à la messe dominicale du Moana, mais cette fois, elle est restée dans son sac, le curé s'étant montré tiède.
Amitié à vous, en Elle!

dimanche 24 septembre 2017

Messe à Notre Dame de.la Barca à Muxia. La Vierge de Rocamadour mise à l'honneur dans ce sanctuaire marial. Une ferveur populaire très touchante dans ce dernier sanctuaire avant le Cap Finistère. Dans ce lieu de graces, Marie est apparue à Saint Jacques pour le réconforter...Des ex votos de bateaux rappellent des sauvetages en mer miraculeux. On comprend mieux pourquoi la Vierge de Rocamadour a souhaité y faire une halte....
Jean Noël